Coupe Franche

Où trouver de la musique libre de droits pour ses vidéos YouTube

Un soir de semaine, fin novembre dernier, je termine enfin l'export d'une vidéo pour un pote. Je la mets en ligne, tout fier, et là, bam : je reçois ce fameux mail de YouTube avec l'objet « Revendication relative aux droits d'auteur ». Le coup de massue classique quand on croit avoir bien fait, alors qu'on a juste pioché un son au hasard sur le web en pensant que « gratuit » voulait dire « libre ».

On va être directs : il y a des liens vers des formations sur cette page. Si vous passez par là pour apprendre le montage, je touche une commission. Ça ne change rien à votre prix, mais ça m'aide à continuer de partager mes galères. Ce sont des trucs que j'ai testés moi-même et qui m'auraient évité de ramer comme un fou à mes débuts ici à Nancy, quand je ne savais même pas ce qu'était un codec.

La jungle du « gratuit » sur Google

Je repense à toutes ces heures passées à chercher « musique gratuite » sur Google pour tomber sur des sites louches ou des morceaux qui demandent un crédit hyper précis que j'oublie toujours de copier-coller dans la description. Pendant les fêtes, j'ai même essayé de monter un petit film de famille avec une musique de Noël trouvée sur un blog obscur. Résultat ? Vidéo bloquée dans trois pays dès le lendemain. C'est là qu'on comprend qu'il y a une énorme différence entre un fichier qu'on peut télécharger sans payer et un fichier qu'on a le droit d'utiliser publiquement.

Capture d'écran d'une notification de revendication de droits d'auteur sur YouTube Studio

Le vrai souci, c'est qu'on s'y perd dans le jargon. Pour faire simple, il y a en gros 3 types de licences Creative Commons courantes qu'on croise tout le temps. Vous avez la CC0 (le Graal, on fait ce qu'on veut), la CC-BY (faut citer l'auteur) et la CC-BY-SA (faut citer et partager sous la même licence). Si ça vous intéresse de creuser la théorie, allez voir la page sur les licences Creative Commons, mais en gros, retenez que si c'est pas écrit noir sur blanc, c'est risqué.

Claim vs Strike : ne pas tout confondre

Au début du printemps, j'ai vraiment flippé parce que j'ai confondu la « revendication » et l'« avertissement ». Une revendication Content ID, c'est juste que les revenus de la vidéo vont au détenteur des droits. C'est chiant, mais ça ne tue pas votre chaîne. Par contre, l'avertissement (le strike), c'est sérieux. YouTube a une politique stricte : il faut 90 jours avant l'expiration d'un avertissement, et si vous vous mangez 3 avertissements, c'est la clôture définitive du compte. J'ai un pote qui a perdu sa chaîne de gaming comme ça, juste pour une intro avec un son de 10 secondes non autorisé.

Le cas particulier du gaming : attention aux faux positifs

Si vous faites du gaming, c'est encore plus tordu. Ces dernières semaines, j'ai remarqué que même en utilisant des musiques dites « libres », on peut se faire épingler. Les éditeurs de jeux vidéo ont des systèmes de détection automatique qui font parfois des faux positifs. On croit avoir une musique clean, mais le robot de YouTube croit reconnaître un morceau de la bande-originale du jeu. C'est frustrant parce qu'on passe des heures à couper une vidéo rapidement au montage pour finalement être bloqué par un bug de l'algorithme.

Casque de gaming et clavier devant un montage vidéo de jeu

Pour éviter ça, j'ai arrêté de prendre mes sons n'importe où. J'ai commencé à fouiller méthodiquement les sources sûres. Le but, c'est de passer plus de temps sur le rythme de ses coupes plutôt que sur la gestion des litiges juridiques dans le Creator Studio.

Mes sources préférées pour ne plus stresser

La première source, et la plus simple, c'est la Bibliothèque audio de YouTube. C'est directement dans votre interface Studio. C'est pas forcément la musique la plus originale du monde (on l'entend partout), mais au moins, c'est 100 % safe. On peut filtrer par genre, par humeur, et même par durée pour que ça colle pile-poil à notre montage.

Ensuite, il y a les sites spécialisés CC0 comme Pixabay ou Fugue (Icons8). Ce que j'aime bien là-bas, c'est que la qualité est souvent un cran au-dessus. Par contre, ça demande un peu de flair pour trouver le morceau qui ne fait pas « musique d'ascenseur ». J'ai passé pas mal de soirées à écouter des boucles techno infâmes avant de trouver la perle rare pour un vlog de voyage.

Interface de la bibliothèque audio YouTube avec liste de musiques libres

Apprendre à bien caler sa musique

Trouver le son, c'est une chose. Savoir l'intégrer, c'en est une autre. J'ai longtemps fait l'erreur de juste poser la musique sous mes images sans réfléchir. Ça faisait super amateur. Le secret, c'est de caler ses transitions sur les temps forts de la musique. Pour ça, il faut avoir les bases du montage. J'ai vraiment progressé quand j'ai arrêté de tâtonner dans mon coin et que j'ai suivi la Formation Ultime en Montage Vidéo Pratique. Ça m'a appris à voir le montage comme une partition, pas juste comme un empilement de clips. On y apprend aussi à faire des transitions fluides sans avoir besoin de plugins hors de prix.

Ma routine actuelle pour un export zen

Aujourd'hui, j'ai ma petite routine. Quand je commence un projet, je crée un dossier « Audio » bien rangé (croyez-moi, organiser ses fichiers, ça sauve des vies). Je télécharge 3 ou 4 options de musiques libres avant même de commencer à couper. Ça me permet de tester l'ambiance sans casser mon flux de travail.

Main manipulant un fichier audio sur la timeline d'un logiciel de montage

Si j'ai un doute sur un fichier, je fais un test simple : je l'uploade sur une vidéo vide en « non répertorié » sur une chaîne secondaire. Si YouTube ne me dit rien au bout de 10 minutes, c'est que c'est bon. C'est un peu artisanal comme méthode, mais ça m'évite bien des sueurs froides au moment du chargement final. On s'évite aussi de devoir enlever le bruit de fond ou de retoucher l'audio dans l'urgence parce qu'on a dû changer de musique à la dernière minute.

Bref, ne faites pas comme moi à mes débuts. Ne prenez pas le premier morceau « No Copyright » que vous voyez sur une chaîne louche. Allez à la source, vérifiez la licence, et surtout, apprenez à monter autour de votre musique. Si vous voulez vraiment passer à la vitesse supérieure et arrêter de galérer sur vos exports, jetez un œil à la Formation Ultime en Montage Vidéo Pratique. C'est concret, c'est pour nous les bricoleurs, et ça change tout sur le rendu final. Sur ce, je retourne à mon dernier export, en croisant les doigts pour que le Content ID me laisse tranquille cette fois !

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